L'équitation holistique ...

La pensée unique équestre nous indique de tirer, de pousser et d’utiliser des moyens de coercition si le cheval n’obtempère pas. Le cheval se voit ainsi considéré comme un amas de muscles et d’articulations dont chaque geste doit être contrôlé par son cavalier. Et les spéculations intellectuelles vont bon train quant à aux justifications de telle ou telle pratique, fusse-t-elle traumatisante pour le cheval. Quant à l’imagination humaine pour inventer de nouveaux moyens coercitifs, elle demeure sans limites. Le mouvement éthologique a souligné l’instinct grégaire des chevaux et leurs attitudes inhérentes à la vie sociale du troupeau révélant ainsi une forme d’intelligence. Mais cela ne suffit pas. Il serait fou de considérer l’homme uniquement par rapport à sa vie sociale et à son intégration dans la société humaine. Tout comme les humains, le cheval est un individu à part entière qui dispose de sa propre intelligence, d’une sensibilité profonde, d’une conscience, de capacités cognitives et d’une mémoire digne des plus brillants intellectuels. Et chaque animal présente des spécificités de caractère et d’attitudes qui sont inhérentes à ses expériences de vie qui peuvent être traumatisantes ou heureuses. L’équitation holistique fait ainsi appel à l’intelligence et à la sensibilité des chevaux. Car nul mieux que l’animal lui-même ne sent ce qui se passe dans son corps. Et force est de constater qu’en pratiquant une équitation dénuée d’anthropomorphisme, basée sur le respect, dans la quête d’équilibre et d’harmonie, les résultats se voient décuplés. Faire appel à l’intelligence du cheval, c’est apprendre à parler la langue « cheval ». C’est un langage binaire, car le cheval ne répond aux questions que par « oui » ou par « non ». Il ne conceptualise pas, mais il analyse. Il est dans l’instinct présent et vit dans une quiétude mentale permanente, sauf si des événements ou des sollicitations traumatisantes viennent le déranger. Et chez lui, toute forme de demande non comprise ou coercitive se transforme instantanément en émotion négative qui engendre des attitudes de défense plus ou moins avérées. C’est aussi simple et aussi compliqué que cela ! Ainsi, faire appel à l’intelligence du cheval nécessite de le surprendre à chaque instant, de ne pas l’installer dans une routine répétitive, de communiquer avec lui en permanence. Répéter inlassablement les mêmes exercices s’avère stupide pour celui qui a conscience de la réalité des capacités cognitives des chevaux. Car comme le cheval vit à l’instant présent, son mental n‘est pas pollué par des pensées parasites et il mémorise instantanément tout ce qu’il fait. Il ne mémorise pas de manière conceptuelle, mais par une succession infinie d’images instantanées qu’il enregistre dans sa mémoire et qu’il est capable de retrouver instantanément même plusieurs années après l’événement ou l’apprentissage. Et toutes ces images produisent des émotions positives ou négatives qui engendrent des réactions de collaboration ou de défense. C’est aussi simple que cela. Avec l’ignorance nait la violence. Cet adage s’avère particulièrement révélateur dans le monde de l’équitation. Car la plupart des humains exigent et ne demandent pas dans un esprit de compréhension et de respect. Ne reproduisent-ils pas en réalité leurs propres aliénations humaines dans la relation équestre ? Ainsi, l’évolution de la relation homme/cheval est proportionnelle à l’ouverture d’esprit et à la conscience du cavalier. Car en réalité, aucun humain n’apprend rien aux chevaux. Ce sont les chevaux qui apprennent aux humains à demander. Et ils ont l’élégance et l’humilité de leur laisser croire qu’ils sont à l’origine de ce chemin de progression. Dans les faits, tous les chevaux dans la nature savent faire des pas de côtés, du passage, du piaffé et des changements de pied. Mais le langage holistique ne s’arrête pas là car en accédant à la conscience du cheval, on ouvre des chemins de communication auxquels les chevaux répondent de manière troublante. Je ne saurai trop suggérer une méditation de pleine conscience à côté d’un cheval et d’observer ses attitudes. Pour les esprits éclairés et éveillés, il devient un guide qui ouvre le chemin de la modification de l’état de conscience. Il ouvre la voie de la transcendance, révélant ainsi des pans du mystère de la vie. L’évolution vers la haute-école mène vers une perception différente de la réalité temporelle. Car la conscience se modifie par l’expérience. Et ce chemin se caractérise par la quête de l’équilibre dans son interprétation psychologique, relationnelle, physique et harmonique. Le piaffe pur et authentique en est l’expression la plus parfaite car il met le cavalier entre ciel et terre, dans un état de quasi lévitation. Et la levade qui en découle montre le chemin du ciel, de l’élévation, de la transcendance, de la liberté et ainsi de la perfection divine. Ainsi l’équitation se révèle comme la voie d’éveil ultime, unissant tous les chemins, qu’ils soient martiaux, mystiques ou mantriques. Elle est l’art ultime, le plus difficile car il nécessite de la part de l’humain une abnégation et un niveau d’humilité sans borne pour permettre la révélation alchimique. C’est tout cela, l’équitation holistique, un chemin d’éveil des consciences. Comprenne qui pourra …


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